L'écriture, une vraie catharsis pour Bertil Scali.
Editeur, journaliste, Bertil Scali, Aveyronnais d'origine,
a connu une succession d'événements qui auraient pu le
précipiter vers l'irréparable.
Ecrire s'est imposé a lui comme un exutoire.
Une jeune maison d'édition qui fait faillite
suite a la récente crise économique,
une épouse qui s'en va, il n'en faut pas plus pour qu'un homme perde pieds
et sombre dans le désarroi.
Une situation qu'a connue Bertil Scali, éditeur, journaliste, Aveyronnais
d'origine.
"En une journée, tout s'est écroulé autour de moi. J'étais en perdition
et ne savais pas quoi faire pour surmonter la situation.
Après avoir trouvé un emploi de correcteur à Paris, je suis parti 15 jours,
avec mes enfants, chez ma mère qui réside en Californie.
Là, pour une raison inconnue, je me suis mis a écrire sur ce qui m'arrivait".
Et, écrire, Bertil Scali ne s'en est pas privé...
« Le héros de mon livre, est un romancier qui écrit, et qui se trouve
dans la même situation que moi ».
Ce roman qui s'intitule "Un jour comme un autre", et narre sa
confrontation face à un amour qui le fuit. Un récit qui met en exergue
le sentiment amoureux : "Qu'est-ce que l'amour ?
Qui le vit ? Une foule de questions que j'ai pu poser à diverses
personnes durant mon séjour.
Au final, ce livre est né. En rentrant, j'ai rencontré un éditeur sur Paris
qui a lu les textes et m'a demandé de l'éditer.
Au départ, j'étais loin de penser d'en faire un livre ».
Plus qu'autobiographique, ce livre a joué le rôle
d'une catharsis pour Bertil Scali.
L'auteur va encore plus loin : « Ce livre m'a sauvé.
Mais surtout j'ai renoué avec l'écriture.
Tout en gardant la pudeur que possède tout un chacun, je me suis mis a nu
et, situation atypique, j'ai fait l'inverse de ce que je sais faire.
Dans mon métier, j'écris pour les autres, la, j'ai écrit pour moi ».
Une écriture a l'envers ? Non Bertil Scali a,
en quelque sorte, écrit un reportage sur lui.
Deux mois d'écriture pour un roman qui se déroule en 15 jours,
le tout pour l'introspection d'une vie de presque quarante ans :
« Eh oui, c'est vrai, j'ai bien écrit un
reportage sur ce que je vivais ».
Cet exercice, qui s'est imposé a lui naturellement,
a été salvateur : « Dans ma situation de l'époque, souvent, on vous dit "comment ça
va ? " Et que répondre ? ».
L'homme mime la réponse, en montant quelqu'un qui s'étouffe
et dont rien ne sort de la gorge, nouée par la tristesse et l'anéantissement.
« Avec ce livre, je me suis livré et ouvert aux autres, dit-il,
voire une vraie communion », lâche-t-il.
Une écriture qui a suscité chez Bertil une envie de reprendre la plume :
« J'ai le projet d'écrire un deuxieme ouvrage, dont le thème serait la
"famille et l'éducation".
Celui-ci, je mettrais peut-être plus de temps pour l'écrire. On verra ».
Un thème, qui semble être une suite logique, apres celui de « l'amour ».
Le troisieme sur la mort ?
"Pourquoi pas, dit-il en souriant, la boucle serait bouclée ».
Pierre côme
La dédicace aura lieu demain, a 15 heures, à la Maison du Livre.
« Un jour comme un autre » aux editions Anabet.
Bertil Sali, a présenté son ouvrage, chez lui, en Aveyron.
Pierre Côme
Prochaine dédicace de Bertil Scali le 17 septempre, librairie Longtemps à Paris