Et demain, et demain, et demain
Dans un article élogieux, la revue du cahier critique de poésie salue la publication du dernier recueil de Patrick Reumaux :
"Patrick Reumaux a une énergie (celle de l'égotisme peut-être) telle qu'elle explose tous les carcans - ceux des conventions d'abord. Il y a chez lui quelque chose qui s'apparente au Catulle des Epigrammes, une force charnelle, grinçante. Qui empoigne. C'est que Reumaux écrit (et traduit) toujours mu par ses passions "Allez, il n'y a que les passions qui fassent penser". Il suit ses voies et elles seules. C'est la meilleure façon d'échapper aux trompettes de la renommée, mais aussi la meilleure façon de créer de la beauté, si quelque fée s'en mêle. Et demain, et demain, et demain, c'est Reumaux habité par Shakespeare. Lecture arborescente, poussant des dendrites autour des pièces, personnages... : chaque poème découle de vers de Shakespeare comme souvent les abeilles sont nées du sang des jeunes taureaux...Ni traduction, ni commentaire, mais vie nouvelle. Belle, secrète et forte, comme la composition de couverture."
Article rédigé par Odile Mouze, CCP 15, mars 2008